L’image restera dans les annales : des joueurs de la Juventus figés derrière le président américain, les visages fermés, assistant en silence à une séquence qui a viré au cauchemar diplomatique. Ce qui était prévu comme une simple visite de courtoisie dans le cadre de la Coupe du monde des clubs s’est transformé en piège pour les Bianconeri.
Une visite qui dérape rapidement
La réception avait pourtant commencé selon le protocole habituel. Poignées de main, remise d’un maillot floqué « Trump 47 » pour le 47e président des États-Unis, quelques photos d’usage… Étaient présents l’entraîneur Igor Tudor, l’ancien capitaine Giorgio Chiellini, le directeur général Damien Comolli, ainsi que John Elkann, PDG d’Exor et propriétaire du club.
Mais rapidement, Donald Trump a dévié du script prévu. Devant les caméras et avec les joueurs sagement alignés derrière lui, le président américain a monopolisé la parole pour aborder des sujets sensibles, bien éloignés du football.
Propos sur l’Iran et menaces militaires
Premier moment de gêne : Trump s’est lancé dans une longue tirade sur le conflit au Moyen-Orient, évoquant ses inquiétudes concernant l’Iran et Israël. Ses propos fermes sur une possible intervention militaire américaine ont fait peser un silence pesant dans le Bureau ovale, les footballeurs affichant des visages de plus en plus crispés.
« Trump parlait de bombarder l’Iran avec l’équipe de la Juventus debout derrière lui », a commenté un observateur sur les réseaux sociaux, illustrant le décalage saisissant de la situation.
La question qui a fait mouche
Mais le moment le plus gênant est arrivé quand Trump a abordé l’un de ses sujets favoris : la place des personnes transgenres dans le sport féminin. Après avoir évoqué le décret qu’il a signé en février interdisant aux athlètes transgenres de concourir dans les compétitions féminines, le président s’est retourné vers les joueurs.
« Est-ce qu’une femme pourrait jouer dans votre équipe, messieurs ? », a-t-il lancé à Weston McKennie et Manuel Locatelli. La question, posée de but en blanc, a provoqué un silence pesant. Les deux joueurs, visiblement pris de court, ont échangé des regards gênés sans pouvoir répondre.
Comolli sauve la mise
C’est finalement Damien Comolli qui a mis un terme à ce moment embarrassant. Le directeur général français a diplomatiquement répondu : « Nous avons une très bonne équipe féminine. » Une pirouette qui n’a pas satisfait Trump, qui a insisté : « Mais elles devraient jouer avec les femmes » avant d’ajouter que Comolli était « très diplomatique ».
Tim Weah, l’international américain présent, a confié par la suite : « J’ai été pris par surprise. » Une réaction qui résume l’état d’esprit des joueurs durant ces quinze minutes qui ont semblé durer une éternité.
Les enjeux cachés de la visite
Cette réception n’était pas anodine. John Elkann, présent à Washington, entretient des relations d’affaires avec Trump et avait déjà été reçu en avril pour discuter de droits de douane. La présence du président de la FIFA Gianni Infantino témoignait également des enjeux géopolitiques autour de cette Coupe du monde des clubs organisée sur sol américain.
L’objectif pour la FIFA était de promouvoir le football européen aux États-Unis, où ce sport reste loin derrière le football américain, le basket-ball ou le baseball en termes de popularité.
Un avant-match particulier
Malgré cette séquence surréaliste, les joueurs de la Juventus ont su faire abstraction de ce moment peu avant leur entrée en lice. Quelques heures plus tard, les Bianconeri ont écrasé Al-Ain 5-0 pour leur premier match de Coupe du monde des clubs au Audi Field de Washington.
Cette victoire leur permet de prendre la tête du groupe G à égalité avec Manchester City, mais elle ne fera pas oublier de sitôt ces quinze minutes de malaise au cœur du pouvoir américain. Un épisode qui rappelle que le mélange entre sport et politique peut parfois virer au cauchemar diplomatique.
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