Bollaert célébrait son vice-champion. Bollaert avait aussi un message à faire passer. Mercredi soir, avant même le coup d’envoi de Lens-PSG, les supporters artésiens ont déployé deux banderoles cinglantes : « Le Qatar tue le foot français » et « Nasser tue la Ligue 1 ». Une provocation ?
Tout part d’un match reporté
Le déclencheur, c’est ce match lui-même. La rencontre de la 29e journée entre Lens et le PSG avait été reportée à la demande des Parisiens, pour leur permettre de préparer sereinement leur quart de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Un report accordé sans sourciller par la LFP — la même LFP dont le président Vincent Labrune entretient une proximité de notoriété publique avec Nasser Al-Khelaïfi. Pour les Lensois, la pilule est restée en travers de la gorge. Mercredi soir, ils l’ont dit haut et fort, avec du tissu et de la peinture.
Un procès un peu court
La colère est compréhensible. Mais le réquisitoire mérite d’être nuancé. Le PSG n’a pas inventé le football moderne et ses inégalités , il en est le produit. Depuis l’arrivée des investisseurs qataris en 2011, le club de la capitale a injecté des centaines de millions d’euros dans l’économie du football français, généré une exposition internationale sans précédent pour la Ligue 1, et porté le championnat français sur des scènes où il ne s’était jamais vraiment montré. La finale de Ligue des Champions contre Arsenal le 30 mai à Budapest ? C’est aussi la Ligue 1 qui brille, qu’on le veuille ou non.
Reprocher au PSG d’être trop fort, c’est reprocher à un club de bien travailler. Les reports de matchs, la proximité entre dirigeants et instances , ce sont des problèmes de gouvernance, pas des crimes parisiens.
Mais le malaise est réel
Pour autant, ignorer la frustration des autres clubs serait une erreur. Quand le PSG obtient le report d’un match en semaine pour préparer une échéance européenne, les clubs adverses, eux, enchaînent leur calendrier normal. L’équité sportive en prend un coup. Et quand la LFP valide ces décisions sans résistance apparente, le soupçon d’un traitement de faveur s’installe — quelle que soit la réalité des faits.
Le foot français a un problème d’équilibre des forces, c’est indéniable. Mais ce problème n’a pas commencé avec le Qatar, et il ne se résoudra pas avec une banderole.
Ce que ça dit vraiment
« Nasser tue la Ligue 1 » est une formule forte, efficace, et réductrice. Elle dit la frustration d’un club qui mérite mieux que le statut de second éternel. Elle dit aussi l’impuissance face à un système où l’argent fait la loi — et où le PSG ne fait que jouer selon les règles du jeu qu’il n’a pas écrites seul. La vraie question, celle que personne ne pose franchement, c’est celle de la gouvernance du football français. Lens a mis le doigt dessus. Avec une banderole.
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