Présidence de la FIFA : Kozo Tashima défie Infantino
Gianni Infantino a un adversaire sérieux. Kozo Tashima, 68 ans, membre du Conseil de la FIFA depuis 2015 et ancien président de la Fédération japonaise (JFA), a annoncé ce jeudi 5 novembre son intention de se présenter à la présidence de la FIFA. L’élection aura lieu le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc.

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La Fédération japonaise derrière lui
La candidature a été lancée après une réunion de la JFA, dont les membres du conseil d’administration ont décidé à l’unanimité de le soutenir. Ancien milieu de terrain international, Tashima siège au gouvernement de la FIFA depuis l’époque de Sepp Blatter et côtoie Infantino depuis près de onze ans.
Le Japonais a expliqué sa démarche dans des propos rapportés par la presse de son pays : « Le pire serait qu’il soit réélu sans élection. » Il dit aussi vouloir montrer au monde « l’approche sincère, saine et noble du football japonais ».
Sans le soutien de l’Asie
Tashima part sans l’appui de sa propre confédération. La Confédération asiatique avait choisi de soutenir Gianni Infantino en octobre, un revirement qui avait poussé Takeshi Okada à quitter la vice-présidence de la JFA. Tashima aurait signifié au président de l’AFC, le cheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, qu’il ne pouvait pas soutenir Infantino.
L’UEFA mène les efforts pour trouver un adversaire au président sortant. Elle n’a pas encore dit officiellement si elle soutenait le Japonais.
Cinq fédérations et un contrôle d’éligibilité
Pour être candidat, Tashima doit obtenir le parrainage formel de cinq des 211 fédérations membres de la FIFA avant le 18 novembre. Une commission de trois membres nommée par la FIFA doit ensuite valider son éligibilité, une décision contestable devant le Tribunal arbitral du sport.
Infantino brigue un quatrième mandat, jusqu’en 2031, alors que les statuts limitent la présidence à trois mandats complets. Un avis juridique de la FIFA rendu en 2022 estime que son premier mandat, de 2016 à 2019, ne compte pas dans cette limite. Le Suisse est aussi sous pression après les informations sur ses impôts aux États-Unis.





