Présidence de la FIFA : l’Asie soutient finalement Gianni Infantino
Gianni Infantino a récupéré un soutien de poids. Réunie à Tokyo en sa présence, la Confédération asiatique de football (AFC) a annoncé vendredi 23 octobre qu’elle soutenait sa réélection à la présidence de la FIFA, quelques semaines après avoir dénoncé son projet d’ouvrir la Coupe du monde à des capitaux privés.

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Cheikh Salman tourne la page du conflit
Le président de l’AFC, Cheikh Salman ben Ebrahim al-Khalifa, a pris la parole à l’issue de la réunion de la confédération. Il a assuré Gianni Infantino d’un « engagement total » de l’Asie derrière sa candidature, en affirmant avoir consulté de nombreuses fédérations du continent avant de se prononcer.
« Gianni, oui, nous avons eu des désaccords par le passé. Mais nous devons avancer. Le football est plus fort lorsque nous travaillons ensemble. »
Cheikh Salman ben Ebrahim al-Khalifa, président de l’AFC, vendredi 23 octobre à Tokyo
L’Asie quitte le front mené par l’UEFA
L’AFC s’était jointe à l’UEFA et à la CONCACAF pour dénoncer le projet, tenu secret, de société commerciale de la FIFA destinée à faire entrer des investisseurs privés au capital de ses grandes compétitions. Après l’abandon de ce projet, la confédération asiatique réclamait encore la démission de son président. Gianni Infantino avait présenté ses excuses lors du Conseil de la FIFA du 15 octobre.
Le revirement pèse lourd : l’Asie compte 46 fédérations membres. L’UEFA (55 membres) et la CONCACAF (35 membres) restent opposées au président sortant. L’instance européenne lui a adressé 42 questions, avec une réponse exigée au plus tard le lundi 2 novembre.
Un seul candidat déclaré avant le 18 novembre
À 56 ans, Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, vise un quatrième et dernier mandat. Il reste à ce jour le seul candidat officiellement déclaré pour l’élection prévue en mars. Les candidatures se clôturent le 18 novembre.
Aucun rival crédible ne s’est encore déclaré face à lui. Victor Montagliani, présenté comme son principal opposant, ne devrait finalement pas se porter candidat, une piste déjà évoquée dans la course à la présidence de la FIFA début octobre.
Prochaine échéance : la réponse de la FIFA aux questions de l’UEFA, attendue d’ici le lundi 2 novembre, seize jours avant la clôture des candidatures.





