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Football

L’UEFA pose 42 questions à Infantino, réponse exigée le 2 novembre

L’UEFA a adressé à la FIFA une lettre de huit pages contenant 42 questions à Infantino et à son administration. Signée par son secrétaire général, Theodore Theodoridis, elle fixe au lundi 2 novembre la date limite pour répondre et transmettre les documents demandés, seize jours avant la clôture des candidatures à la présidence de la FIFA.

Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, en discussion avec Gianni Infantino, président de la FIFA, en tribune
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Une lettre envoyée après le Conseil de la FIFA

Le courrier fait suite au Conseil de la FIFA du jeudi 15 octobre, où Gianni Infantino s’est excusé pour son projet d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, sans expliquer comment il avait été conçu. Pour l’UEFA, plusieurs questions fondamentales sont restées sans réponse et les documents réclamés n’ont pas été fournis.

L’instance européenne juge que ces questions ne peuvent pas attendre la prochaine réunion du Conseil. Elle estime aussi que la reconnaissance d’erreurs et l’annonce de possibles réformes de gouvernance ne remplacent pas des réponses précises. Elle n’a pas dit ce qu’elle ferait si la FIFA laissait passer l’échéance.

FFE, prix de la paix et affaire Balogun visés

Les 42 questions sont réparties en douze thèmes. Le premier porte sur le projet FIFA Forward Enterprise (FFE) : qui l’a lancé, qui a autorisé son développement et quel rôle y a joué le président. L’UEFA demande pourquoi Thrive Capital, société liée à la famille du lauréat du prix de la paix de la FIFA, a été choisie sans appel d’offres, et pourquoi un accord d’exclusivité a été signé sans consulter le Conseil.

Sur ce prix de la paix, remis à Donald Trump, l’UEFA veut savoir qui a décidé de le créer, dans quel but, et qui a désigné le lauréat. Elle interroge aussi la FIFA sur le cas de Folarin Balogun : ce que le président américain a demandé à Infantino, si la suspension de l’attaquant des États-Unis aurait été réexaminée sans cette intervention, et qui a décidé de confier le dossier à un seul membre de la commission de discipline.

Salaire, Trump Tower et élection dans la liste

D’autres questions portent sur un salaire supplémentaire qui n’aurait pas été déclaré, un bail de sept ans à la Trump Tower et des discussions autour d’une cryptomonnaie de la FIFA. La FIFA avait déjà démenti verser un second salaire à son président.

Le dernier volet concerne l’élection elle-même. L’UEFA s’interroge sur l’impartialité du président de la commission électorale, accrédité pendant toute la Coupe du monde 2026 avec des frais pris en charge par la FIFA. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au mercredi 18 novembre, et Ramon Vega s’est déjà déclaré face au président sortant.

La FIFA n’a pas encore répondu

La FIFA n’avait pas réagi publiquement à la lettre le lundi 19 octobre au soir. Le bras de fer s’inscrit dans une offensive européenne entamée début octobre, quand Aleksander Ceferin pressait déjà Infantino de s’expliquer. Prochaine étape : le lundi 2 novembre, date à laquelle l’UEFA attend documents et réponses.