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Rugby

World Rugby interdit les plaquages pivotants et à genoux

World Rugby a annoncé mercredi 7 octobre que deux techniques de plaquage jugées dangereuses sont désormais sanctionnées. Les plaquages pivotants seront proscrits par une modification de la règle 9.13 le 1er novembre, et le plaquage à genoux est visé depuis le 5 octobre par une directive d’application. Dans les deux cas, l’arbitre peut siffler une pénalité.

Ben Earl plaqué par un joueur italien lors d'Italie-Angleterre dans le Tournoi des Six Nations, mars 2026
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Le plaquage pivotant classé jeu dangereux

Le texte officiel définit ce geste, appelé « hip drop » en anglais. Le porteur du ballon est saisi de côté ou par l’arrière, le plaqueur pivote autour de lui ou le traverse, puis laisse tomber ses hanches et son poids sur ses jambes au moment de l’amener au sol.

La règle 9.13, qui interdit de plaquer trop tôt, trop tard ou dangereusement, citera explicitement ce plaquage parmi les gestes dangereux, avec au minimum une pénalité. Le Bureau exécutif de World Rugby a validé la modification le lundi 28 septembre. D’ici à son entrée en vigueur, l’instance doit encore préciser les consignes d’arbitrage et les sanctions disciplinaires. Le geste est déjà banni en football américain et en rugby à XIII.

Le plaquage à genoux sanctionné dès octobre

Le second geste consiste à poser un ou deux genoux au sol avant de plaquer, une pratique en hausse, relève l’instance. Le plaqueur abaisse brusquement la tête à hauteur des genoux du porteur, qui percute un adversaire ancré au sol ou se retrouve renversé. World Rugby constate davantage de blessures des deux côtés.

Aucune règle nouvelle n’était nécessaire : un joueur au sol dans le jeu courant ne peut ni plaquer ni tenter de plaquer (règle 13.3c), et l’arbitre peut aussi invoquer le jeu dangereux. La directive en vigueur depuis le lundi 5 octobre demande aux joueurs d’abandonner cette technique et aux arbitres de la sanctionner. Un défenseur qui touche le sol au moment même du contact ne sera pas pénalisé, si le geste n’est pas dangereux.

La protection des joueurs comme justification

L’étude de ces plaquages découle de la réunion « Shape of the Game » de février. Un groupe de travail sur la hauteur du plaquage a mené des recherches avec l’université Leeds Beckett et des analyses de matchs à VII et à XV. Il compte Richie Gray, membre du staff de Toulon, club qui vient de changer de directeur du rugby, et Philippe Marguin pour l’arbitrage amateur français.

Président de World Rugby, Brett Robinson affirme dans le communiqué que les données ont montré que « les plaquages pivotants, bien que rares, pouvaient causer des blessures graves aux jambes ». Il veut voir ces gestes éliminés du jeu « dès ce week-end ». Ancien international irlandais et représentant du syndicat international des joueurs au Bureau exécutif, Rob Kearney reconnaît une adaptation délicate à court terme pour les joueurs, les entraîneurs et les arbitres. Il juge pourtant la décision juste, car prise pour protéger les joueurs de blessures graves.

Ce que cela change pour le Top 14

Les règles de World Rugby s’appliquent à l’ensemble du jeu, championnat de France compris. Les clubs, qui sortent de la 5e journée de Top 14, doivent donc déjà bannir le plaquage à genoux de leurs systèmes défensifs. Le plaquage pivotant sera, lui, pénalisé à partir du dimanche 1er novembre 2026.