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Football

Conseil de la FIFA : Infantino s’excuse, Philippe Diallo hausse le ton

Gianni Infantino s’est excusé, sans convaincre ses opposants. Réuni jeudi 15 octobre à Zurich, le Conseil de la FIFA a entendu son président regretter le projet d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, abandonné sous la pression quelques semaines plus tôt. Le même jour, Philippe Diallo, président de la FFF, a durci le ton contre la gestion de l’instance mondiale.

Gianni Infantino, président de la FIFA, lors de la finale de la Coupe du monde 2026 Argentine-Espagne
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Infantino s’excuse pour le projet avorté

Le projet FIFA Forward Enterprise prévoyait de confier les intérêts commerciaux des compétitions de la FIFA, Coupe du monde comprise, à une société dont une part minoritaire aurait été cédée à des investisseurs privés. La FIFA le dit « définitivement abandonné ».

Devant le Conseil, qui compte 37 membres, Gianni Infantino a présenté ses excuses pour « les erreurs commises dans la conduite du projet et dans sa communication ». Il a aussi reconnu ne pas avoir soumis la question au Conseil. C’était la première réunion de l’instance depuis le scandale, qui avait poussé l’UEFA, la Concacaf et la confédération asiatique à réclamer son départ.

L’Angleterre et l’Allemagne restent sur leur faim

Les excuses n’ont pas suffi aux fédérations européennes les plus critiques. Debbie Hewitt, présidente de la Fédération anglaise et vice-présidente de la FIFA, regrette de n’avoir obtenu « aucune réponse » à ses demandes précises, dont les documents du projet. Le président de la FIFA lui a demandé de soumettre ses questions par écrit.

Bernd Neuendorf, président de la Fédération allemande, juge que « la confiance en lui est perdue ». À l’inverse, Ahmed Yahya, président de la Fédération mauricienne, estime que le projet servait « l’intérêt du football » et que « c’est la manière qui a failli ».

Un groupe de travail et 6,35 milliards de dollars

Le Conseil a confié à un groupe de travail, dirigé par le vice-président cheikh Salman Al Khalifa, une réflexion sur la gouvernance de la FIFA, pour éviter les grands projets menés de façon unilatérale. Les décisions de fond devront être validées au 77e Congrès de la FIFA, à Rabat, en mars 2027.

La FIFA a aussi présenté un programme de solidarité de 6,35 milliards de dollars, puisé en partie dans ses réserves. Chacune des 211 fédérations membres doit recevoir 25 millions de dollars dans ce cadre. Le Prix de la paix de la FIFA, décerné à Donald Trump, sera réexaminé lors du prochain Conseil, le 16 décembre à Doha.

Philippe Diallo dénonce un partage inéquitable

Après le comité exécutif de la FFF, jeudi matin, Philippe Diallo a jugé insuffisant le reversement aux nations participantes de 7 % des revenus de la Coupe du monde 2026, quand la Coupe du monde des clubs avait reversé 50 % de ses revenus aux clubs. Il rappelle que la France a disputé quatre des huit dernières finales.

« La solidarité ce n’est pas du clientélisme. Ce n’est pas un dispositif électoraliste. »

Philippe Diallo, président de la FFF, jeudi 15 octobre

Le président de la FFF plaide pour une répartition fondée sur l’équité plutôt que sur l’égalité, en tenant compte du mérite sportif, de la taille des pays et du nombre de licenciés. L’UEFA, dont le président Aleksander Ceferin presse déjà Infantino, doit réunir de nouveau son comité exécutif pour chercher un éventuel candidat face à lui : les candidatures à la présidence de la FIFA seront closes le 18 novembre.