Quand le PSG file en finale et que le Bayern rentre bredouille, l’arbitre devient souvent le premier accusé. Mercredi soir à l’Allianz Arena, João Pinheiro a eu le malheur d’officier dans un match à haute tension, sur des décisions qui ont basculé la rencontre. Munich fulmine. Paris souffle. Et les images tournent en boucle.
Nuno Mendes, la main qui aurait tout changé ?
L’action décisive survient à la 29e minute. Konrad Laimer récupère le ballon et tente une passe, contrée par le bras de Nuno Mendes. Si la faute avait été sanctionnée, le latéral portugais — déjà averti pour une faute sur Olise en début de match — aurait écopé d’un deuxième carton jaune synonyme d’expulsion. Le Bayern à dix contre neuf ? Le scénario aurait été radicalement différent.
João Pinheiro ne siffle pas. Et selon le règlement de l’IFAB, il n’a pas tort : lorsqu’un joueur touche le ballon de la main après une action d’un coéquipier, il ne s’agit pas d’une faute — sauf si le ballon entre directement dans le but ou si le joueur marque dans la foulée. Règlement en main, l’arbitre portugais a correctement tranché. Mais dans la chaleur de l’Allianz Arena, personne ne veut entendre parler de règlement.
La main de João Neves : bis repetita
Quelques instants plus tard, rebelote. Une relance de Vitinha vient heurter le bras de João Neves. Le Bayern réclame un penalty. L’arbitre laisse jouer. Pinheiro, qui a consulté son assistant, choisit de ne pas intervenir. Munich enrage une seconde fois. Sur les réseaux sociaux, le mot « scandale » explose.

Le Bayern sort du silence, et ça fait du bruit
En conférence de presse, les dirigeants munichois n’ont pas mâché leurs mots. Jan-Christian Dreesen, directeur général du club, a ciblé directement l’expérience de l’arbitre : « C’est stupéfiant qu’un arbitre avec seulement 15 apparitions en Ligue des champions soit autorisé à diriger un tel match. » Une attaque directe, frontale, rarissime à ce niveau.
Vincent Kompany, plus mesuré dans la forme, a néanmoins maintenu le fond : « Il y a des décisions arbitrales qui nous déplaisent. Nous avons un avis totalement différent. J’ai vu deux équipes de niveau égal se battre avec acharnement. Ces décisions ne peuvent pas départager les équipes. »
La fin de match expédiée
Dernier grief, et non des moindres : après le but de Kane à la 90e+4, Pinheiro a sifflé la fin du match après à peine une trentaine de secondes supplémentaires. Une poignée de secondes qui aurait pu offrir au Bayern une dernière occasion de renverser la table. L’arbitre a tranché vite. Trop vite, selon Munich.
Un bilan en demi-teinte
João Pinheiro a globalement tenu sa ligne dans une rencontre à pression extrême. Ses deux décisions les plus controversées semblent défendables au regard du règlement. Mais à ce stade de la compétition, dans une demi-finale retour qui envoie le PSG en finale, « défendable » ne suffit pas. Les Bavarois, eux, repartiront avec le sentiment amer que la soirée ne s’est pas jouée uniquement sur le terrain.

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