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Voies Royales de Saint-Denis : il laisse la victoire à son adversaire égaré

Gaspard Cothias-Faure avait la victoire à portée de main. Sur le 10 km des Voies Royales de Saint-Denis, le dimanche 11 octobre, il a choisi de la rendre à Abubakr Abdallah, sorti du parcours dans le tunnel qui mène à l’arrivée, jugée dans le Stade de France. Un geste de fair-play largement partagé depuis.

Gaspard Cothias-Faure laisse Abubakr Abdallah franchir la ligne du 10 km des Voies Royales au Stade de France, octobre 2026
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Le leader trompé par la moto ouvreuse

Abubakr Abdallah, licencié à l’ES Nanterre, menait la course dans le tunnel qui mène à l’enceinte dionysienne. À l’approche de l’arrivée, la moto ouvreuse s’est écartée pour laisser la piste aux coureurs. Le leader l’a suivie, et a quitté le tracé.

« Il s’est rendu compte très vite de son erreur », a raconté le directeur de course, Kevin Sylvestre. Le temps de faire demi-tour, Abdallah avait été dépassé par Gaspard Cothias-Faure, qui pointait une centaine de mètres derrière lui.

Une seconde d’écart sur la ligne

À la sortie du tunnel, Gaspard Cothias-Faure, ingénieur informaticien de 28 ans sans club, a compris ce qui venait de se passer. Il a laissé son adversaire repasser et franchir la ligne en tête. Abdallah s’impose en 31’14, Cothias-Faure termine deuxième en 31’15.

« Je me suis dit que la victoire devait lui revenir car sans cette erreur, il aurait gagné. Il était plus rapide que moi. »

Gaspard Cothias-Faure, deuxième du 10 km

Le vainqueur a salué le geste : « J’ai beaucoup apprécié son geste. D’abord j’étais là pour participer mais j’étais très heureux de gagner. » Les deux hommes ont fini par en rire ensemble après la course.

Plus de 10 000 coureurs chaque année

Organisées par l’association Saint-Denis Emotion, les Voies Royales proposent un semi-marathon, un 10 km, un 5 km Performance et une course populaire, La Belle Vadrouille. L’épreuve réunit plus de 10 000 participants par an, avec une arrivée sur la piste du Stade de France.

Le même week-end, Eliud Kipchoge gagnait le marathon de Melbourne et le Français Vincent Luis était sacré à Kona, champion du monde d’Ironman pour la dernière course de sa carrière.