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Hockey sur glace : Norvège et Finlande boycotteront la Russie

Le hockey sur glace se divise sur le retour de la Russie. La Norvège a annoncé le mardi 3 novembre qu’elle refuserait d’affronter la Russie au championnat du monde masculin 2027, en mai en Allemagne. Elle rejoint la Finlande, championne du monde en titre, qui a pris la même position la veille, quelques jours après la décision du Tribunal arbitral du sport.

Un joueur russe et un joueur finlandais au duel aux Jeux olympiques de Pékin en 2022, dernier grand rendez-vous russe
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La Norvège invoque la sécurité de ses joueurs

Dans un communiqué, la fédération norvégienne rappelle que la Russie devrait selon elle être exclue de tous les championnats internationaux tant que dure la guerre en Ukraine. Elle met aussi en avant la sécurité de ses joueurs, de son encadrement et de leurs familles, qu’un match contre la Russie pourrait exposer à des « risques importants ».

Le boycott norvégien ne vise que le Mondial masculin de mai : l’équipe disputera ses autres matchs du tournoi. La fédération n’a pas précisé si sa décision s’appliquait aussi au championnat du monde junior. La Norvège avait décroché la médaille de bronze au dernier Mondial.

La Finlande refuse tous les matchs contre la Russie

La fédération finlandaise va plus loin. Ses sélections ne joueront contre la Russie dans aucun tournoi international tant que la guerre se poursuit, a-t-elle annoncé lundi. Sa porte-parole, Henna Malmberg, estime que d’autres pays partagent cette position. En Lettonie, plusieurs médias évoquent un refus pour des raisons juridiques.

Avec la Norvège, au moins une équipe de chacun des deux groupes du Mondial 2027 s’engage désormais à ne pas jouer la Russie. Le règlement de la Fédération internationale (IIHF) prévoit qu’un forfait entraîne des sanctions laissées à l’appréciation des instances.

Un retour russe qui fragilise tout le calendrier

Le TAS a ordonné le 30 octobre la réintégration de la Russie dans les compétitions de l’IIHF, dont elle était exclue depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Le premier rendez-vous concerné est le championnat du monde junior, au Canada, à partir du samedi 26 décembre.

Les conséquences s’enchaînent. L’Allemagne pourrait renoncer à organiser le Mondial masculin pour des raisons de coût et de sécurité, et la ville finlandaise de Turku ne coorganisera pas le Mondial junior suivant si la Russie y participe. Le Mondial féminin, qui débute cette semaine au Danemark, se joue lui sans la Russie, la décision du TAS ne le concernant pas.