Le 16 décembre 2025, un décret présidentiel américain est venu bouleverser l’organisation de la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique. En restreignant l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de plusieurs pays, cette décision a un impact direct sur des nations qualifiées pour la compétition, notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Si les équipes pourront bien participer au tournoi, leurs supporters, eux, risquent d’en être exclus.
À moins de six mois du coup d’envoi, cette situation pose des questions sportives, diplomatiques et économiques majeures.
Un décret migratoire aux conséquences sportives directes
Le texte signé par le président Donald Trump s’appuie sur la loi américaine sur l’immigration, qui autorise l’exécutif à limiter l’entrée de ressortissants étrangers pour des motifs de sécurité nationale. Le décret entrera en vigueur le 1er janvier 2026.
Il distingue deux niveaux de mesures : une interdiction totale pour certains pays et des restrictions partielles pour d’autres. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire figurent dans cette seconde catégorie. Concrètement, les visas touristiques et affaires sont suspendus, ce qui empêche les supporters d’obtenir un visa pour se rendre aux États-Unis pendant la Coupe du monde.
Les joueurs, entraîneurs et membres des staffs bénéficient en revanche d’exemptions spécifiques afin de garantir la tenue de la compétition.
Pourquoi le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont concernés
L’administration américaine justifie ces restrictions par des données liées aux dépassements de durée de visa. Selon les chiffres du Département de la Sécurité intérieure, les taux de non-retour jugés élevés pour certaines catégories de voyageurs ont motivé ces décisions.
Les autorités américaines évoquent également des difficultés dans la vérification de l’identité des voyageurs, en pointant la fiabilité des documents administratifs délivrés dans certains pays.
Ces arguments sont toutefois contestés par plusieurs organisations et spécialistes des migrations, qui soulignent l’absence de seuils clairs et le caractère collectif de la sanction, appliquée à l’ensemble d’une population plutôt qu’à des cas individuels.
Une relation diplomatique fragilisée
Pour le Sénégal, cette décision est particulièrement sensible. Le pays entretient depuis longtemps une relation étroite avec les États-Unis, tant sur le plan sécuritaire qu’économique. L’exclusion de ses supporters est perçue comme un signal négatif, difficile à expliquer auprès de l’opinion publique.
En Côte d’Ivoire, la réaction officielle reste mesurée, mais la frustration est réelle. Après le succès de la CAN organisée récemment, le football était devenu un levier d’image et de rayonnement international. L’impossibilité pour les supporters de suivre leur équipe sur le sol américain vient freiner cet élan.
Une Coupe du monde à plusieurs vitesses pour les supporters
La particularité de cette Coupe du monde à trois pays accentue les inégalités. Les supporters sénégalais et ivoiriens pourront se rendre au Canada pour certains matchs, mais pas assister aux rencontres disputées aux États-Unis.
Ce découpage géographique rend impossible un suivi continu du tournoi et prive certaines équipes du soutien populaire qui fait partie intégrante de leur identité. L’ambiance dans les stades américains pourrait en être affectée, notamment lors des matchs impliquant des sélections africaines.
Un impact économique pour les villes hôtes
Au-delà de l’aspect sportif, les villes américaines concernées pourraient subir un manque à gagner. Les supporters internationaux représentent une source importante de revenus pour l’hôtellerie, la restauration et les commerces locaux.
L’absence de milliers de fans venus d’Afrique, mais aussi d’autres pays soumis à des restrictions, risque de peser sur la fréquentation des fan zones et sur l’attractivité globale de l’événement.
La position délicate de la FIFA
La FIFA se retrouve dans une situation inconfortable. L’instance mondiale du football avait mis en avant l’ouverture et l’accessibilité lors de l’attribution du Mondial 2026. Elle n’a cependant aucun pouvoir sur la politique migratoire américaine.
Pour l’instant, aucune solution concrète n’a été annoncée concernant d’éventuelles facilités de visa pour les supporters concernés, ce qui alimente les critiques sur l’écart entre les discours et la réalité.
Quels scénarios pour les mois à venir
Plusieurs évolutions restent possibles. Le décret pourrait être appliqué strictement jusqu’au tournoi, sans aménagement particulier. Des dérogations limitées pourraient également être accordées sous la pression économique et diplomatique, mais rien ne l’indique à ce stade.
Une chose est certaine : cette situation change profondément la physionomie de la Coupe du monde 2026. Si les joueurs seront bien présents sur le terrain, une partie du public mondial restera à distance, rappelant que, même pour le football, les frontières et les décisions politiques restent déterminantes.
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