Fernando Alonso s’en prend à Albon et au fond de grille de la F1
Fernando Alonso n’a pas digéré son Grand Prix des États-Unis. Accroché par Alexander Albon dès le premier tour à Austin, dimanche 25 octobre, le double champion du monde a terminé 16e, à un tour du vainqueur. Le pilote Aston Martin s’en est ensuite pris au niveau des pilotes du fond de grille.

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Un contact au virage 11 dès le premier tour
Parti 12e, Alonso avait déjà perdu une place au départ. Au virage 11, un gauche, il se retrouve au milieu d’une lutte avec les Haas quand Albon plonge à l’intérieur. La roue avant de la Williams touche l’Aston Martin et arrache son déflecteur latéral gauche.
L’Espagnol, repoussé sur le vibreur extérieur, perd encore quatre places. Les commissaires n’ont pas sanctionné Albon, jugeant l’accrochage comme un incident de course entre trois voitures qui se disputaient le même espace.
Une demi-seconde perdue à chaque tour
Le fond plat de sa monoplace a été lourdement endommagé. Alonso évoque une perte d’« une demi-seconde ou plus » par tour et dit avoir roulé avec « la moitié d’une voiture ». Il a même envisagé l’abandon, avant un second arrêt, plus long, pour changer son aileron avant.
Il a fini 16e, juste devant Albon, 17e, les deux pilotes à un tour de Kimi Antonelli, vainqueur à Austin. Alonso estime qu’il aurait pu marquer des points et parle de sa meilleure course de la saison, de loin.
Alonso vise un tiers du plateau
Devant la presse, Alonso n’a pas mâché ses mots : « Je pense que la qualité des pilotes dans le dernier tiers de la grille est très faible », visant directement Albon. Il a ajouté qu’Albon avait « oublié que le virage 11 était là » et qu’il devait tourner à gauche.
Le Thaïlandais a nuancé ce récit. Selon lui, la Haas a laissé de la place à Alonso comme s’il n’y avait qu’une voiture à l’intérieur, l’espace s’est refermé et il n’a pas pu s’écarter. Sa Williams a couru toute la course avec un aileron avant cassé.
Aston Martin dernière équipe classée avec des points
La sortie d’Alonso traduit surtout la saison difficile d’Aston Martin. L’écurie ne compte que 7 points au championnat des constructeurs, tous inscrits par Alonso, et occupe la dixième place, devant la seule équipe Cadillac. Williams, neuvième, en a 12. Alonso lui-même reconnaît que l’équipe doit améliorer la voiture pour partir plus haut sur la grille.
Prochain rendez-vous au Grand Prix de Mexico, dimanche 1er novembre à 21h, heure de Paris, où Antonelli peut être sacré champion du monde. Isack Hadjar, lui, a quitté Austin frustré après avoir laissé filer un podium.





