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Football

OM-Olympiakos : le club grec demande à ses supporters de ne pas venir

Le parcage visiteurs du Vélodrome pourrait rester vide jeudi 15 octobre. Après une interdiction de déplacement levée quelques heures plus tard par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, l’Olympiakos a appelé ses supporters à ne pas venir à Marseille pour OM-Olympiakos, match de la 2e journée de Ligue Europa, à 21h.

Supporters de l'Olympiakos et leurs banderoles en tribune lors d'un match de Ligue Europa
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Un arrêté publié puis abrogé mardi

Mardi 13 octobre au matin, la préfecture a publié un arrêté interdisant aux supporters grecs d’accéder au centre-ville, aux abords du Vélodrome et au stade. Les autorités invoquaient le risque d’affrontements entre supporters, la rencontre ayant été classée au niveau de risque maximal, 5 sur 5, par la division nationale de lutte contre le hooliganisme.

La préfecture mettait aussi en avant la mobilisation des forces de l’ordre sur les manifestations lycéennes. Quelques heures plus tard, elle a pourtant abrogé son arrêté, après l’assurance de renforts policiers. Les fans de l’Olympiakos doivent désormais se regrouper à un point fixé par les autorités avant d’être escortés jusqu’au stade, leur circulation restant interdite dans plusieurs arrondissements.

L’Olympiakos dénonce une gestion « dangereuse »

Ce revirement n’a pas apaisé le club du Pirée. Dans un communiqué publié mardi soir, il dénonce « la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse » de la présence de ses supporters par les autorités françaises. Le club affirme que des milliers de fans ont dû annuler billets d’avion et hôtels, et que des centaines avaient déjà quitté Marseille.

Jugeant sa confiance « complètement ébranlée », l’Olympiakos appelle ses supporters déjà sur place à quitter la ville et les autres à renoncer au voyage. Il a demandé à l’UEFA que le parcage visiteurs, prévu pour environ 3 500 personnes, reste vide.

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Un match sous haute surveillance

La rivalité entre les deux camps explique ces précautions. Certains groupes ultras marseillais entretiennent des liens avec ceux de l’AEK Athènes, ennemi historique de l’Olympiakos, lui-même allié de l’Étoile rouge de Belgrade, rival de l’OM depuis la finale de la Coupe des champions 1991.

Sur le terrain, l’OM veut « enchaîner un deuxième résultat positif » après sa victoire à Troyes (0⁠-⁠2), selon Bruno Genesio. L’entraîneur, qui ne compte pas faire tourner son effectif, est aussi revenu mercredi en conférence de presse sur le cas Igor Paixão.