Rachat du FC Nantes : le CSE dit non au projet de Paulo Tavares
Le rachat du FC Nantes par Paulo Tavares a reçu un premier avis négatif. Réuni en session extraordinaire le mardi 6 octobre, le comité social et économique (CSE) du club s’est prononcé à l’unanimité contre le projet porté par Phenix Sports Invest. Cet avis reste consultatif : il n’empêche pas la vente, qui doit encore passer devant la DNCG.

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Un avis unanime, sans valeur de veto
Le CSE était consulté après l’accord de principe signé fin septembre entre la famille Kita et le groupe d’investisseurs français, portugais et luxembourgeois mené par Paulo Tavares. L’opération valoriserait le club à plus de 100 millions d’euros. Les représentants du personnel ont rendu un avis défavorable, puis l’ont fait savoir aux salariés par un courriel envoyé dans la soirée.
Cette position ne lie ni le vendeur ni l’acheteur : Phenix Sports Invest peut poursuivre le processus malgré ce refus unanime. Elle traduit toutefois la défiance des salariés envers le futur propriétaire, alors que le dossier n’a pas encore été examiné par l’instance de contrôle.
Les élus doutent de la fiabilité des repreneurs
Dans ce message, le CSE fait part de « ses plus vives inquiétudes » quant au projet de rachat qui lui a été présenté. Les élus mettent en doute la fiabilité et la viabilité des repreneurs. Ils redoutent des conséquences « graves et irréversibles » sur l’emploi des salariés, la pérennité de l’entreprise et l’avenir du FC Nantes.
Le contexte pèse sur ces craintes. Le club, dirigé par Waldemar Kita depuis 2007, est descendu en Ligue 2 cet été. Il a connu 24 entraîneurs en dix-neuf ans. Paulo Tavares, ancien intermédiaire, avait déjà vu son nom associé à des projets de reprise de Valenciennes puis de Saint-Étienne, restés sans suite.
La DNCG, dernier verrou avant la vente
La décision revient désormais à la Direction nationale du contrôle de gestion. Le gendarme financier du football français doit s’assurer que les fonds annoncés sont réels et suffisants pour garantir l’avenir du club. Sans son feu vert, la cession ne peut pas aboutir. Aucune date d’examen du dossier n’a été rendue publique.
L’instance a déjà montré son poids : en 2025, elle avait maintenu Lyon en Ligue 1 en appel, après une rétrogradation administrative prononcée en première instance. Pour Nantes, elle devra se prononcer sur le financement présenté par Phenix Sports Invest.
Sur le terrain, les Canaris reprennent la Ligue 2 après la trêve internationale. Ils reçoivent le Stade de Reims le samedi 10 octobre à 14h à la Beaujoire, pour la 8e journée.





