Juan Carlos Ferrero n’exclut pas d’entraîner Jannik Sinner
Juan Carlos Ferrero laisse la porte ouverte. L’ancien entraîneur de Carlos Alcaraz a répété, mercredi 7 octobre, qu’il pourrait un jour entraîner Jannik Sinner, le grand rival de son ancien élève. L’Espagnol assure toutefois n’avoir encore rien conclu, avec aucun joueur.

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Ferrero refuse de s’interdire le rival d’Alcaraz
Ferrero s’est exprimé à l’occasion de la sortie de son premier livre autobiographique, « Mentalidad ganadora », publié chez Planeta et présenté mercredi 7 octobre. Dans un entretien à Punto de Break, paru le même jour, il défend sa liberté de choix.
« Avoir entraîné Carlos ne signifie pas que tu ne peux plus entraîner son plus grand rival. »
Juan Carlos Ferrero, mercredi 7 octobre
S’il rejoignait un jour l’équipe de Jannik, « ce ne serait jamais pour embêter Carlos », ajoute-t-il. Selon lui, les supporters d’Alcaraz auraient pu y voir une vengeance un mois après la rupture, mais un an a passé. Il y verrait une chance de grandir comme entraîneur et l’occasion d’avoir travaillé avec deux des meilleurs joueurs de cette génération.
Rien n’est conclu, des mouvements annoncés d’ici à décembre
Le soir même, au micro d’El Larguero, sur la Cadena SER, il a répondu à ceux qui jugent la démarche contraire à l’éthique : « Tous ces gens ne pensent pas à moi. » Puis il a enfoncé le clou : « Je veux grandir comme entraîneur, et me fermer la porte d’un joueur comme Jannik serait idiot. »
Il assure pourtant n’avoir « absolument rien de conclu avec personne » et annonce « des mouvements » dans les deux mois à venir, d’ici à décembre. Le jeune Espagnol Rafael Jódar fait aussi partie des pistes qu’il ne ferme pas : « Si l’offre arrive, je l’étudierai. » Aucune discussion avec l’entourage de Sinner n’a été confirmée.
Une rupture avec Alcaraz en décembre 2025
Carlos Alcaraz a annoncé le 17 décembre 2025 la fin de leur collaboration, après plus de sept ans ensemble. Ferrero en donne peu les raisons : « Entre la famille et moi, il y a eu des points sur lesquels nous ne nous sommes pas mis d’accord, et c’est tout. »
L’idée n’est pas nouvelle. Dans un entretien au Corriere della Sera publié le 3 juin, il avait déjà répondu « pourquoi pas ? » à la perspective d’entraîner Sinner. Mercredi, il a aussi tranché le duel entre les deux rivaux : « Avec le cœur, je choisirais Carlos, mais avec les chiffres, il faudrait choisir Jannik. »
Sinner a déjà tiré un trait sur 2026
Le numéro 1 mondial a annoncé mardi 6 octobre la fin de sa saison pour soigner une inflammation au genou droit. Après son forfait à Shanghai, il manquera Vienne, le Masters 1000 de Paris, les Finales ATP de Turin en novembre et le Final 8 de la Coupe Davis. Son dernier match reste la finale de Wimbledon, gagnée le 12 juillet.
L’Italien est entraîné par Simone Vagnozzi et Darren Cahill. Ferrero salue d’ailleurs leur travail : à ses yeux, Sinner a connu « une très grande amélioration » en trois ou quatre ans. Son encadrement pour 2027 n’est pas annoncé : Cahill a déclaré le 12 juillet qu’il resterait jusqu’à la fin de 2026, avant de discuter de la suite avec l’équipe.





