Agrandissement du Parc des Princes : la fille de Taillibert dit non
Le projet d’agrandissement du Parc des Princes à 70 000 places se heurte à un obstacle de taille. Sophie Taillibert, fille et ayant droit de l’architecte Roger Taillibert, a fait savoir mardi 6 octobre qu’elle refusait la solution technique présentée par le PSG. Le club répond qu’aucun projet architectural n’est arrêté.

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Les fléaux du toit au cœur du refus
Dans un entretien au Parisien, Sophie Taillibert explique avoir participé depuis le début de l’été à plusieurs réunions avec les dirigeants parisiens. La solution détaillée par le cabinet Populous, mandaté par le PSG, prévoit la suppression des fléaux et de l’anneau technique qui couronnent le stade. Des 50 portiques qui structurent l’enceinte, seuls les mâts seraient conservés.
« C’est précisément à cette suppression des fléaux et de l’anneau technique que je ne peux pas donner mon accord. »
Sophie Taillibert, dans un entretien au Parisien
Elle juge cette solution très proche de celle que la même agence avait dessinée en 2016, et à laquelle son père s’était déjà opposé. De son vivant, Roger Taillibert avait accepté de réfléchir à une extension autour de 60 000 places, à condition que le stade garde son identité architecturale.
Un accord indispensable, pas d’arrangement financier
Son feu vert est nécessaire pour toucher à l’intégrité de l’œuvre : sans lui, le chantier pourrait finir devant les tribunaux. Sophie Taillibert ferme la porte à une sortie négociée : « Ces discussions n’ont pas vocation à déboucher sur un accord financier », assure-t-elle. Elle se dit pourtant favorable au maintien du PSG au Parc des Princes, inauguré en 1972, qui compte actuellement environ 48 000 places.
Le PSG compare toujours trois sites
Le club a réagi le jour même. Il dit entendre « les interrogations exprimées par Sophie Taillibert » et son attachement au maintien du PSG dans son stade historique, et rappelle qu’« il n’existe pas de projet architectural arrêté ». Paris affirme vouloir poursuivre un dialogue qualifié de constructif avec l’héritière.
Le PSG mène des études de préfaisabilité sur trois sites : le Parc des Princes, propriété de la Ville de Paris, Massy et Poissy. Le duel entre les deux communes franciliennes, présenté dans notre article sur la bataille pour le futur stade du PSG, reste ouvert. Les dernières réunions de pilotage doivent précéder une décision attendue prochainement.
Sur le terrain, le Parc des Princes accueille la reprise de la Ligue 1 samedi 10 octobre à 20h45, avec PSG-Le Mans pour la 6e journée. Le calendrier complet figure dans notre programme de la reprise de la Ligue 1.





