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Basket

NBA Europe : l’Euroligue rejette l’offre de la NBA, l’ASVEL confortée

L’Euroligue a dit non à la NBA. Réunis sur les bords du lac de Côme, à Cernobbio, les 13 clubs actionnaires de la compétition ont rejeté le mardi 6 octobre l’offre de la ligue nord-américaine, qui voulait bâtir sa future NBA Europe à partir de l’Euroligue actuelle. Les discussions ne sont pas rompues pour autant.

Entre-deux d'un match d'Euroligue entre Fenerbahçe et l'ASVEL à Istanbul, mars 2025
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Mis à jour le jeudi 8 octobre 2026 à 13h : dans un communiqué commun publié jeudi, la NBA et la FIBA se disent toujours ouvertes à un partenariat avec l’Euroligue, mais restent déterminées à lancer leur nouvelle ligue professionnelle masculine en Europe, visée pour l’automne 2027.

Une prise de participation et un statu quo imposé

La NBA proposait de racheter une partie des parts de l’Euroligue, afin que sa nouvelle ligue se construise à travers la compétition existante plutôt qu’à côté d’elle. L’offre avait été transmise après plus de deux ans de travail sur ce projet, avec une date limite fixée au 6 octobre.

Elle était assortie d’une condition lourde : l’Euroligue devait rester dans sa configuration actuelle, limitée à ses 13 actionnaires. Elle aurait ainsi renoncé à son passage à 24 équipes et à son modèle de franchises. Tout changement dans la liste des actionnaires aurait rendu l’accord caduc.

Une offre jugée inacceptable en l’état

Les actionnaires ont repoussé la proposition à l’unanimité. Plusieurs dirigeants l’ont jugée « inacceptable » en l’état, et l’un d’eux l’a même qualifiée de « colonialiste ». D’autres clubs ne ferment pas la porte à un rapprochement, mais réclament des conditions nettement améliorées.

Le front reste pourtant fragile. Un nombre important des 13 clubs permanents a manifesté son intérêt pour le projet américain, ce qui crée une situation fracturée où chacun cherche à sécuriser son avenir. Pour l’instant, la coalition tient face aux tentatives de recrutement de la NBA.

L’ASVEL confortée par le passage aux franchises

Dans la foulée, les clubs ont validé leur propre plan. « Les propriétaires des clubs présents ont accepté de poursuivre le processus visant à transformer les licences actuelles, d’une durée de 10 ans, en franchises », indique le communiqué de l’Euroligue.

L’ASVEL, seul club français parmi les 13 actionnaires historiques, intègre donc directement ce modèle de franchises, aux côtés notamment du Real Madrid, de Barcelone, de Fenerbahçe et du Panathinaïkos. Les propriétaires ont aussi acté une augmentation du nombre de franchises et chargé le conseil d’administration de présenter une recommandation finale « dans les semaines à venir ».

Le Paris Basketball reste candidat à l’une des places supplémentaires. L’Euroligue vise 24 équipes en 2027⁠-⁠2028, avec jusqu’à huit nouvelles franchises permanentes en plus des 13 existantes. Aucune décision définitive n’a été prise sur cette extension.

La NBA Europe maintenue, avec ou sans l’Euroligue

Le refus ne stoppe pas le projet de la ligue nord-américaine. La ligue prévoit toujours une compétition de 16 équipes, dont 12 franchises permanentes et quatre places qualificatives, qui pourrait démarrer dès la saison 2027⁠-⁠2028. Elle a reçu des offres pour des franchises d’expansion dans plusieurs villes européennes, Paris figurant parmi les marchés visés.

Le modèle envisagé permettrait aux clubs de disputer leur championnat national le week-end et la nouvelle ligue en semaine, avec des effectifs élargis. La FIBA soutient le projet de la NBA, sans participer directement aux négociations avec l’Euroligue.

Les deux camps continuent de se parler et de nouvelles discussions sont attendues dans les prochaines semaines. En attendant, l’Euroligue doit finaliser le choix de ses nouvelles franchises, sur recommandation de son conseil d’administration.