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Football

Franck Ribéry, hanté par le Ballon d’or 2013, se dit prêt à entraîner

Treize ans après, la blessure n’est pas refermée. Invité du Festival du sport de Trente, dans le nord de l’Italie, le samedi 3 octobre, Franck Ribéry est revenu sur sa troisième place au Ballon d’or 2013, derrière Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. À 43 ans, l’ancien ailier du Bayern Munich s’est aussi dit prêt à lancer sa carrière d’entraîneur.

Franck Ribéry balle au pied sous le maillot du Bayern Munich face à Wolfsburg, mars 2019
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Le Ballon d’or 2013, une injustice aux yeux de Ribéry

Le Français décrit 2013 comme son « année en or » et estime avoir été le meilleur joueur de Bundesliga et d’Europe cette saison-là. Il admet sans détour que l’échec lui pèse encore.

« Ne pas l’avoir remporté m’a fait mal. C’était une déception. Je n’ai aucun mal à l’admettre. »

Franck Ribéry, au Festival du sport de Trente, le 3 octobre 2026

Il conclut par cette question : « Qu’est-ce que j’aurais pu faire de plus ? » Le palmarès de sa saison 2012⁠-⁠2013 lui donne des arguments.

Une saison 2012⁠-⁠2013 où le Bayern a tout gagné

Avec le Bayern, Ribéry a remporté cette saison-là le championnat d’Allemagne, la Coupe d’Allemagne et la Ligue des champions, gagnée 2⁠-⁠1 contre Dortmund le 25 mai 2013. Il a ensuite reçu le prix UEFA du meilleur joueur d’Europe, devant Lionel Messi et Ronaldo.

Le verdict du Ballon d’or, dévoilé le 13 janvier 2014, a pourtant couronné Cristiano Ronaldo. Au micro de RMC, Pascal Ferré, ancien patron de France Football, a rappelé que Ribéry était arrivé largement en tête chez les journalistes, mais que les votes des sélectionneurs et des capitaines l’avaient fait reculer.

Ribéry veut un football offensif comme entraîneur

Retraité depuis octobre 2022 et une dernière saison à la Salernitana, l’ancien international (81 sélections, 16 buts) est resté dans le staff technique du club italien jusqu’en mars 2024. Il a depuis suivi une formation d’entraîneur et se dit désormais prêt à diriger une équipe.

Sa priorité sera humaine avant d’être tactique : il place « la gestion du groupe, l’empathie et la relation avec les joueurs » avant les schémas. Sur le terrain, il promet une équipe qui récupère vite le ballon et attaque aussitôt le but adverse. Son modèle actuel est tout trouvé : « En Europe, j’aime beaucoup le Bayern de Kompany. »

Le natif de Boulogne-sur-Mer dit avoir appris de chacun de ses anciens entraîneurs, parmi lesquels Jupp Heynckes, Carlo Ancelotti, Davide Nicola et Iachini. Il lui reste à trouver le premier banc où appliquer ces principes.