Pas besoin d’un Victor Wembanyama stratosphérique au scoring pour faire tomber un rival texan. C’est l’enseignement majeur du derby remporté par les San Antonio Spurs face aux Dallas Mavericks (112-105). Lors de cette dixième victoire consécutive, le prodige français a connu une soirée noire aux tirs, mais a pu compter sur des lieutenants de gala pour prendre le relais et écoeurer Luka Doncic et sa bande. Une véritable démonstration de force collective qui valide la métamorphose des hommes de Gregg Popovich : cette équipe sait désormais gagner à la sueur de son front, tous ensemble.
Wembanyama maladroit au tir mais terrifiant en défense
14 points, 5 sur 19 aux tirs dont un terrible 0/6 à trois points… Les statistiques offensives de « Wemby » font tache pour un joueur de son calibre. Ciblé par des prises à deux agressives de la défense de Dallas et visiblement émoussé par l’enchaînement des rencontres, l’intérieur tricolore a vécu l’une de ses pires soirées en carrière de ce côté du parquet.
Mais l’Alien reste un poison absolu, même quand la mire est déréglée. Il a intelligemment compensé ses lacunes offensives par un abattage défensif monumental : 16 rebonds, 6 passes décisives et surtout 5 contres. Dans le money time, il a tout simplement cadenassé la raquette, éteignant les derniers espoirs des Mavericks.
*Voir conditions complètes sur le site pmu.fr. Jouer comporte des risques.
Vassell et Castle prennent le relais en patrons
La grande force de cette version 2026 des Spurs réside dans sa nouvelle profondeur. Quand le leader vacille, le supporting cast (les joueurs de devoir) répond présent. Devin Vassell a enfilé le costume de patron offensif en plantant 32 points (dont un superbe 6/9 à trois points), sanctionnant systématiquement les impasses d’une défense de Dallas trop concentrée sur Victor.
À la mène, le jeune Stephon Castle, dans sa deuxième année NBA, a dicté le tempo avec une maturité bluffante. Il compile 18 points et 9 passes, gérant la fin de match d’une main de maître. Ajoutez à cela un Jeremy Sochan toujours aussi précieux pour le « sale boulot » (12 points et une grosse pression défensive pour faire déjouer Doncic), et vous obtenez la recette d’une victoire collective référence.
La fierté de Coach Popovich
Cette victoire au forceps a ravi Gregg Popovich. Fidèle à sa philosophie, le mythique entraîneur texan n’a pas boudé son plaisir en conférence de presse, saluant l’évolution mentale de son groupe :
« C’est la victoire qui me fait le plus plaisir cette saison. L’année dernière, si Victor ratait ses tirs, on perdait de 20 points. Ce soir, les gars ont montré qu’ils n’étaient pas juste des spectateurs de son talent. C’est ça, le vrai basket des Spurs. »
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